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11 novembre 2014

SEGPA : Où en sommes-nous ?

Après 3 groupes de travail ministériels, le SNUipp-FSU fait le point.

SEGPA : Où en sommes-nous ?

Après le vote de la loi sur la refondation de l’Ecole, le ministère a ouvert des chantiers métiers. Il a mis en place différents groupes de travail auxquels participent les organisations syndicales dont le SNUipp-FSU. Les discussions ont porté et portent aussi bien sur les RASED, sur les psychologues scolaires que sur les SEGPA (suite au rapport sur la grande difficulté scolaire) et sur les EREA. Concernant les SEGPA le ministère a pour objectif de réécrire les circulaires de 2006 et de 2009, qui certes, sans être « parfaites » offrent cependant un cadre de fonctionnement et organisationnel sur lesquels les équipes peuvent s’appuyer.

Les groupes se sont pour le moment réunis avec pour thématiques le diagnostic, le fonctionnement et le recrutement des élèves. Restent deux réunions de travail avec à l’ordre du jour, l’orientation post-3° et les personnels. L’écriture de la nouvelle circulaire est prévue pour la rentrée 2015 autant dire que le ministère souhaite aller vite. A ce stade de la consultation, chacun(e) peut se demander quelle orientation va suivre le ministère, quel fonctionnement veut-il définir pour la SEGPA de demain ? Dès le début des discussions, le SNUipp s’est félicité de la tenue d’un tel chantier…enfin une discussion allait s’ouvrir sur ces structures, sur leur pilotage, sur le recrutement des élèves, sur la formation des personnels, sur les poursuites d’études etc etc.

Après ces premières réunions et tout en reconnaissant l’expertise des personnels y enseignant, le travail de qualité fourni au sein des SEGPA, le ministère ne semble animé que par la question de l’école inclusive, tout cela dans un contexte budgétaire contraint. Le ministère dit : « « L’évolution des SEGPA s’inscrit dans la refondation de l’école de la République. Elle occupera une place importante dans la réforme du collège »….

Tout d’abord, son article 1er affirme le principe d’école inclusive, c’est-à-dire le droit pour chaque enfant non seulement d’être scolarisé, mais aussi d’être scolarisé dans les mêmes conditions que les autres élèves et avec eux, ou, à défaut, de s’en rapprocher le plus possible. Pour porter ce projet d’école inclusive, une interrogation sur le rôle et le fonctionnement des SEGPA est donc nécessaire ».

A cet objectif aussi louable soit-il, le SNUipp répond qu’il faut bien différencier notion de handicap et de grande difficulté scolaire, cesser de fermer des divisions de 6° comme cela a pu se faire dans certains départements, maintenir l’organisation structurelle de la SEGPA. Définir une politique spécifique en direction de publics de plus en plus fragiles, souvent en délicatesse avec les enseignements, et pour certains élèves submergés par des difficultés d’ordre psychologique, social et ou économique doit être une priorité. D’ailleurs partout, où les politiques départementales se révèlent volontaristes (moyens fléchés, structures consolidées, formations des personnels, animations pédagogiques…), l’objectif fort de préparer des jeunes à entrer en formation qualifiante de niveau V, de les « sortir » de la grande difficulté scolaire, de leur faire mieux vivre leur scolarité a pu ou peut être atteint.

C’’est pourquoi le SNUipp, au cours des différents groupes de travail, sans être arcbouté sur une vision passéiste des choses défend à la fois des préconisations du rapport Delaubier sur la grande difficulté scolaire (moyens dévolus à la SEGPA, PE et PLP formés, formation spécifique pour les directeurs-trices, mise en place du projet individuel de formation et d’orientation, stabilité du groupe-classe de la 6° à la 3° avec des effectifs réduits, découverte professionnelle, maintien des heures de coordination et de synthèse…) mais aussi propose d’agir sur plusieurs leviers pour faire évoluer la structure. Ainsi le SNUipp pense qu’il faut avoir un meilleur maillage du territoire pour éviter des temps de transports souvent générateurs de fatigue et d’absentéisme, se doter d’un pilotage national et académique de l’enseignement adapté, valoriser la découverte professionnelle, mieux définir la population relevant des enseignements adaptés, maintenir le droit à la formation, revaloriser le CFG, accorder des DHG et des moyens de concertation à la hauteur de ces enjeux de formation.

Mais tout cela ne pourra se faire sans que les personnels ne soient consultés. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui et sans que leurs conditions de travail ne soient améliorées (abaissement des obligations de service à 18H, perception de l’ISAE, égalité de traitement avec leurs collègues du 2nd degré).

Suite aux différentes enquêtes produites par le SNUipp, quelques chantiers semblent prioritaires : 1-que les SEGPA reçoivent des DHG abondées afin d’améliorer la qualité de l’enseignement dû aux élèves ; 2-qu’une réflexion soit engagée sur le public accueilli en SEGPA ; 3-que les remplacements soient assurés ; 4-que les enseignants soient mieux reconnus dans leurs missions souvent difficiles (formation et animations pédagogiques indispensables)…

les comptes-rendus des réunions et analyses du SNUipp-FSU :

- 5 février

- 7 mai

- 27 mai et 10 juin

 

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