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15 juin 2017

Rythmes scolaires : prendre le temps dans l’intérêt des enfants.

Le contexte actuel est à l’urgence : il faut rapidement, voire dans la précipitation, prendre une décision sur la modification des rythmes dès septembre 2017.

Si la réforme des rythmes scolaires a été mal préparées et qu’elle a chamboulé le quotidien des enseignants, il faut revenir aux questionnements qui ont amené à sa mise en place.

Petit retour historique

2008, réforme Darcos et semaine de 4 jours pour les écoliers. Deux heures hebdomadaires (souvent utilisées le samedi matin) ne bénéficient plus à l’ensemble des élèves mais sont redéployées sur la semaine de 4 jours pour les enfants les plus en difficulté. Elles correspondent le plus souvent à des heures d’aide personnalisée. Luc Ferry déclarait sur une radio de grande écoute que grâce aux deux heures récupérées par la suppression du samedi matin et l’obligation faite aux enseignants de les utiliser pour prendre en charge les enfants en difficultés scolaires, l’état pourra économiser 8000 postes d’enseignants spécialisés. [1]

C’est le début du démantèlement des RASED qui commence alors.

Quelles conséquences pour les élèves ?

Avec cette réforme, les écoliers français avaient le nombre de jours d’école le plus faible des 34 pays de l’OCDE : 144 jours contre 187 jours en moyenne. Ils subissaient de ce fait des journées plus longues et plus chargées que la plupart des autres élèves dans le monde.

Rentrée 2014 : réforme des rythmes à nouveau dans le cadre de la refondation de l’Ecole

Le décret relatif à l’organisation du temps scolaire dans les écoles maternelles et élémentaires du 24 janvier 2013 a fixé de nouveaux principes : l’étalement des 24 heures d’enseignement hebdomadaire sur neuf demi-journées, incluant le mercredi matin.

Objectif de cette nouvelle réforme :

- étaler le temps d’enseignement sur la semaine
- permettre l’accès au plus grand nombre aux activités sportives et culturelles
- mieux répondre à la difficulté scolaire

Résultats de la réforme : un bilan mitigé

Alourdissement des semaines, fatigue des élèves (et des enseignants !), semaines complexes avec l’intervention de plusieurs acteurs intervenant en périphérie de l’école...

Les activités périscolaires ont été mises en place par de nombreuses communes, parfois gratuites, parfois payantes et de qualité variable pour les élèves. Elles ont permis d’offrir à de nombreux élèves un accès à la culture et au sport.

Faut-il alors revenir à la semaine de 4 jours ?

Pour le groupe de travail sénatorial sur la réforme des rythmes scolaires, il faut accorder une certaine souplesse, mais il n’est pas souhaitable, pédagogiquement de revenir à la semaine de 4 jours. (voir la note de synthèse du 7/06/17)

Idem pour la FCPE qui préfère s’atteler à l’architecture du temps scolaire sur l’année.

On pourra avec profit aller par exemple sur le blog de Claire Leconte, chronobiologiste et spécialiste des temps de l’enfant afin de mûrir sa propre opinion sur le sujet.

Selon le décret actuellement soumis à concertation et qui doit passer encore au CTMEN, les communes volontaires pour revenir aux 4 jours devront obtenir un consensus local entre les conseils d’école, la municipalité et le Dasen. C’est l’IA-DASEN qui pourra décider d’autoriser ou non des adaptations, sur la base de la cohérence des apprentissages et donc de l’intérêt de l’enfant.

Dans les Vosges, certains conseils municipaux prennent hâtivement des décisions, parfois avant consultation des conseils d’école. Pour le SNUipp-FSU, il est fondamental qu’un bilan des rythmes soit effectué et qu’un débat ait lieu avec enseignants, parents et collectivité afin de choisir l’organisation la plus souhaitable pour les élèves.

Et maintenant, pour les conseils d’école qui veulent un changement de rythmes, comment procéder ?

Malgré un avis majoritairement défavorable du CSE, le nouveau décret sera présenté au CTM** (comité technique ministériel) du 21 juin.

Bien que le décret ne soit pas validé avant sa présentation au CTM, d’ores et déjà, les conseils d’école qui souhaitent des changements de rythmes peuvent contacter le maire et écrire au DASEN, en informant l’IEN… et le SNUipp-FSU.

Nous ne proposons pas de « motion-type » : chaque conseil d’école doit préciser, en termes simples, l’organisation de la semaine scolaire souhaitée par le conseil.

Précision. Les PEDT ne sont pas obligatoires pour passer aux 4 jours (journées de 6h) sur 36 semaines.

Mais ils restent obligatoires pour :

• déroger au cadre strict du “décret Peillon” avec des journées dépassant les 5h30 ou le choix du samedi matin à la place du mercredi matin ; • déroger aux 9 demi-journées en organisant la semaine en 8 demi-journées sur 5 matinées (“décret Hamon”) ;

• passer aux 4 jours avec des semaines inférieures à 24h et un rattrapage sur les vacances.

[1] Voir l’article de Claire Leconte ICI

 

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